Édition antérieure

DIS-MOI
Chantal Akerman
France, 1980, 45 minutes



En souvenir de sa grand-mère, juive déportée, Chantal Akerman est allée voir trois grands-mères juives, immigrées, qui ont survécu ; elle essaie, au cours d’une conversation qui se veut intime mais demeure quelque peu figée, de leur faire raconter leurs souvenirs. Chantal Akerman s’entretient d’abord avec une grand-mère d’origine polonaise dont la mère a été déportée (la gaieté par les petits enfants); elle rencontre ensuite, autour d’une tasse de thé, une grand-mère juive ayant vécu en Egypte qui raconte les déboires de sa famille durant la guerre ; elle passe enfin une soirée avec une grand-mère juive d’origine polonaise qui parle plus précisément des coutumes juives (elle chante un air du folklore juif) et de la pauvreté des Polonais.



DIKHAV - LES BORDS DU FLEUVE
Mathieu Pernot
France, 2017, 64 minutes


Avec la famille Gorgan (Jonathan, Ninaï, Doston, Perla, Priscillia, Vanessa, Ana, Océane, Johny, Giovanni, Mickael, Ismael, Kaloun), Claire et Séverine Vidal, Caro, Cathy, Hervé, Jany, Selena, Naomie...


Depuis plus de vingt ans, Mathieu Pernot photographie la famille Gorgan, Roms installés en périphérie d’Arles. Un jour, un double événement surgit et la nécessité de faire un film pour raconter cette histoire s’impose. Dikhav est ce film.

«Ce documentaire dresse le portrait d’un homme de 25 ans de chaque côté des murs de la prison. Il parcourt le chaos d’un terrain vague occupé par des familles Roms sédentarisées et l’ordre établi d’une prison française moderne. Il révèle l’intimité de la relation entre le monde des vivants et des morts au sein de cette communauté. Ce film est le portrait d’une famille. Des vies, deux lieux, une histoire. »


ENTRE LES FRONTIERES
Avi Mograbi
France, 1993, 100 minutes



Le réalisateur Avi Mograbi et le metteur en scène Chen Alon partent à la rencontre de demandeurs d’asile Africains que l’État d’Israël retient dans un camp en plein désert du Néguev. Ensemble, par le biais d’un atelier inspiré du « Théâtre de l’Opprimé », ils questionnent le statut de réfugié. Quel est l’élément déclencheur qui pousse un jour ces hommes et ces femmes à abandonner tout ce qu’ils possèdent pour plonger vers l’inconnu ? Pourquoi Israël, terre des réfugiés, refuse de considérer le sort de ces exilés que la guerre et les persécutions ont jetés sur les routes ? Le théâtre peut-il créer un pont entre les hommes pour qu’ils échangent et se comprennent ?


NULLE PART, TERRE PROMISE
Emmanuel Finkiel
France, 2008, 94 minutes



Trois personnages sillonnent l’Europe d’aujourd’hui. Un jeune cadre. Une étudiante. Un kurde et son fils. Vers l’est ou vers l’ouest, en camion, en business class, en stop, en train, avec ou sans papier, à travers l’Europe contemporaine, chacun en quête de sa terre

PARCE QUE J’ÉTAIS PEINTRE...
Christophe Cognet
France, 2013, 105 minutes



Ce film mène une enquête inédite parmi les oeuvres réalisées clandestinement dans les camps nazis.

Il dialogue avec les rares artistes déportés encore vivants et avec les conservateurs de ces oeuvres : des émotions qu’elles suscitent, de leur marginalisation, leurs signatures ou leur anonymat, de leur style, ainsi que de la représentation de l’horreur et de l’extermination.

Surtout peut-être, il contemple longuement les dessins, croquis, lavis, peintures, conservés dans les fonds en France, en Allemagne, en Israël, en Pologne, en Tchéquie, en Belgique, en Suisse...

Dans ce voyage parmi ces fragments d’images clandestines et les ruines des anciens camps, il propose une quête sensible entre visages, corps et paysages, pour questionner la notion d’oeuvre et interroger frontalement l’idée de beauté.


NOSTALGIE DE LA LUMIERE
Patricio Guzmán
France-Chili, 2010, 90 minutes.

Au Chili, à trois mille mètres d’altitude, les astronomes venus du monde entier se rassemblent dans le désert d’Atacama pour observer les étoiles. Car la transparence du ciel est telle qu’elle permet de regarder jusqu’aux confins de l’univers. C’est aussi un lieu où la sécheresse du sol conserve intacts les restes humains : ceux des momies, des explorateurs et des mineurs. Mais aussi, les ossements des prisonniers politiques de la dictature. Tandis que les astronomes scrutent les galaxies les plus éloignées en quête d’une probable vie extraterrestre, au pied des observatoires, des femmes remuent les pierres, à la recherche de leurs parents disparus…


L’ESPRIT DE LA RUCHE
Victor Erice
España, 1973, 96min



Espagne, 1940, un cinéma itinérant projette Frankenstein dans un petit village perdu du plateau castillan. Les enfants sont fascinés par le monstre et, parmi eux, la petite Ana, 8 ans, se pose mille et une questions sur ce personnage terrifiant. Sa grande soeur, Isabel, a beau lui expliquer que ce n’est qu’un « truc » de cinéma, elle prétend pourtant avoir rencontré l’esprit de Frankenstein rôdant non loin du village.



LES JARDINIERS DE LA RUE DES MARTYRS
Leïla Habchi, Benoît Prin
France, 2003, 80 minutes



Près de 40 ans après la fin de la guerre d’Algérie, dans un jardin ouvrier du Nord de la France à Tourcoing, Français et Algériens cultivent leur bout de terre. Ces hommes ont été les appelés, les militants du F.L.N ou les «harkis» d’une guerre coloniale menée par la république française.


EXILS
Tony Gatlif
France, 2004, 99 minutes

Un jour, Zano propose cette idée un peu folle à sa compagne Naïma : traverser la France et l’Espagne pour rejoindre Alger et connaître, enfin, la terre qu’ont dû fuir leurs parents autrefois. Presque par défi, avec la musique comme seul bagage, ces deux enfants de l’exil se lancent sur la route. Epris de liberté, ils se laissent un temps griser par la sensualité de l’Andalousie – avant de se décider à franchir la Méditerranée. D’une rencontre à l’autre, d’un rythme techno à un air de flamenco, Zano et Naïma refont, à rebours, le chemin de l’exil. Avec, au bout du voyage, la promesse d’une reconquête d’eux-mêmes...