Les invités

Stéphane Bou

Stéphane Bou est journaliste. Ancien producteur sur France Culture et France Inter, où il a notamment co-animé l’émission « Pendant les travaux, le cinéma reste ouvert ». Il a réalisé les documentaires Moscou gare de Koursk et Pour qui fait-il bon vivre en Russie ? (Prix Michel Mitrani au Fipa en 2001). Il donne un cours à l’ENS-Cachan sur l’usage des archives au cinéma. Il anime l’émission « Mémoires vives » de la Fondation pour la mémoire de la Shoah sur RCJ. Il est notamment l’auteur d’Actes de naissance, avec Elisabeth de Fontenay (Seuil), de Réflexions sur le nazisme, entretiens avec Saul Friedländer (Seuil) et de Mémoires du Yiddish. Transmettre une langue assassinée avec Rachel Ertel (Albin Michel).

Nicole Brenez

Nicole Brenez est historienne et théoricienne du cinéma. Elle enseigne à l’Université Paris III et est spécialiste des cinématographies d’avant-garde. Ses recherches s’attachent notamment aux oeuvres de John Cassavetes, Abel Ferrara, Jean-Luc Godard et Phillippe Grandrieux. Également programmatrice, elle assure depuis 1996 la programmation des séances d’avant-garde de la Cinémathèque française. Nicole Brenez est aussi directrice du Département « Analyse & Culture » à la Femis. Elle est entre autres, l’auteur de De la figure en général et du corps en particulier. L’invention figurative au cinéma (De Boeck Supérieur, 1998), Jean-Luc Godard, documents (co-direction, Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou, 2006) et Cinémas d’avant-garde (Cahiers du Cinéma, 2007).

Denis Gheerbrant

Cinéaste français, Denis Gheerbrant est l’auteur d’une dizaine de films documentaires. Il rejoint en 1968 le groupe de cinéma militant « Cinélutte » qui deviendra plus tard la société de production « Les Films d’Ici », qui produira presque tous ses films. Son travail de cinéaste s’inscrit dans la continuité du cinéma direct, mais à la première personne. Denis Gheerbrant filme seul et rencontre avec sa caméra des mondes, les autres, dans des relations suivies ou des rencontres fortuites. Son engagement humain politique l’entraîne vers ceux, souvent des jeunes gens, qui affrontent et subissent la violence sociale, ou simplement physique : Grands comme le monde (1998) ; Les Mots d’Esther (2005), ou dans des explorations plus larges : Le Voyage à la mer (2002), Après, un voyage au Rwanda (2004).

Frédéric Goldbronn

Diplômé de l’EHESS (École des Hautes Étude en Sciences Sociales), puis de l’INTD (Institut National des Techniques de la Documentation, option Audiovisuel), Frédéric Goldbronn se forme ensuite à la réalisation documentaire avec les Ateliers Varan en 1993. Parmi les films qu’il a réalisés, on compte Visages d’une absente en 2013, La maternité d’Elne en 2002 ou encore Diego en 1999. Il est depuis 2000 directeur de Vidéadoc, le centre de ressources sur la création cinématographique et audiovisuelle et est formateur à la réalisation documentaire et membre des Ateliers Varan depuis 2014.

Judith Henry

Révélée au grand public dans La Discrète aux côtés de Fabrice Luchini, Judith Henry alterne depuis le début de sa carrière, théâtre et cinéma. Elle obtient en 1991 le César du meilleur espoir féminin pour ce rôle et est nominée trois ans plus tard pour celui de meilleur actrice dans un second rôle pour Germinal de Claude Berri. Au théâtre, elle joue notamment sous la direction de Matthias Langhoff dans Macbeth de William Shakespeare (1990), de Jean-Louis Martinelli dans Les Sacrifiés de Laurent Gaudé (2004) ou plus récemment dans Cléopâtre in love, une création originale de Christophe Fiat et de Judith Henry (2019).

Bernard Mangiante

Bernard Mangiante est un réalisateur français spécialisé dans le cinéma documentaire. Il réalise en 1988 Les Camps du silence et s’intéresse alors à l’histoire des camps du midi de la France et aux « indésirables » qui y ont été internés. Il filme en 1999 La Havane, un documentaire qui revient sur la situation à Cuba, quarante ans après la révolution. En 2011, il fait le portrait dans Le khmer rouge et le non-violent de l’ancien responsable khmer rouge « Douch » à travers son procès, posant alors des questions éthiques et juridiques.

Nadia Meflah

D’ici et d’ailleurs, cheminant en cinéma dans tous les territoires et genres, Nadia Meflah est critique, programmatrice, formatrice, productrice, enseignante, lectrice et passeuse, parcourant les institutions tout comme les hors champs, toujours à l’écoute de tous les publics, passionnée par la transmission de ce qui fait sens et récit, imaginaire et élaboration de soi. Auteure du documentaire Oum Kalthoum, la voix du Caire (Arte 21 juin 2017) et du livre Chaplin et les femmes (Philippe Rey, 2007).