Les films

Le Bouton de nacre
Chili/France/Espagne, 2015, 82 minutes
Un film de Patricio Guzmán

Le Bouton de nacre est une histoire sur l’eau, le Cosmos et nous. Elle part de deux mystérieux boutons découverts au fond de l’Océan Pacifique, près des côtes chiliennes aux paysages surnaturels de volcans, de montagnes et de glaciers. À travers leur histoire, nous entendons la parole des indigènes de Patagonie, celle des premiers navigateurs anglais et celle des prisonniers politiques. Certains disent que l’eau a une mémoire. Ce film montre qu’elle a aussi une voix.

Le Bouton de nacre a été présenté au Festival de Berlin (Ours d’argent du scénario et Prix du Jury Œcuménique), au Festival de Bologne en Italie (Prix du meilleur film) et au Festival de Basse-Silésie en Pologne (Grand Prix).

> Projection le jeudi 28 nov. à 19h suivie d'une rencontre avec Stéphane Bou

De l'autre côté
Belgique/France, 2002, 99 minutes
Un film de Chantal Akerman


Francisco, Reymundo et les autres sont Mexicains. En quête d’une vie meilleure, ils veulent passer « de l’autre côté » aux États-Unis. Mais la fuite vers l’Eldorado tourne souvent mal.

Ce documentaire est le dernier volet d’un triptyque de Chantal Akerman commencé avec D’Est (1993) et Sud (1999). Chantal Akerman y filme les ressortissants mexicains traqués continuellement par les services de l’immigration américaine, alors qu’ils tentent d’échapper à la misère de leur pays pour se retrouver, parias déportés et exploités.

> Projection le vendredi 29 nov. à 20h30 suivie d'une rencontre avec Nicole Brenez et Stéphane Bou

Réminiscences d'un voyage en Lituanie
États-Unis, 1972, 78 minutes
Un film de Jonas Mekas



« Cette œuvre est composée de plusieurs éléments. Le premier est constitué de films que j’ai tournés à notre arrivée en Amérique, surtout entre les années 1950 et 1953. Ce sont des images de ma vie, des plans d’immigrés à Brooklyn pique-niquant, dansant, chantant les rues. La seconde partie a été tournée en Lituanie en 1971, pour l’essentiel dans mon village natal, Seminiskiai. On y voit la vieille maison, ma mère et tous mes frères faisant les fous, célébrant notre retour, les endroits que nous connaissions, la vie aux champs. Ce n’est pas l’image de la Lituanie actuelle, mais les souvenirs d’une « personne déplacée » retrouvant sa maison pour la première fois après vingt-cinq ans. Je parle de moi-même, de mes rapports avec le « chez-soi », de la mémoire, de la culture, des racines et de l’enfance. » (Jonas Mekas)

Réminiscences d’un voyage en Lituanie est le récit d’un retour au pays natal et aux sources du cinéma, art du temps.

> Projection le samedi 30 nov. à 14h45

Le Livre d'image
Suisse, 2018, 84 minutes
Un film de Jean-Luc Godard

Te souviens-tu encore comment nous
entrainions autrefois notre pensée ?
Le plus souvent nous partions d’un rêve…
Nous nous demandions comment dans
l’obscurité totale
Peuvent surgir en nous des couleurs d’une telle intensité
D’une voix douce et faible
Disant de grandes choses
D’importantes, étonnantes, de profondes et justes choses
On dirait un mauvais rêve écrit dans une nuit d’orage
Sous les yeux de l’Occident
Les paradis perdus
La guerre est là…

Le Livre d’image a obtenu en 2018 une Palme d’or spéciale au Festival de Cannes.

> Projection le samedi 30 nov. à 17h30 suivie d'une rencontre avec Nicole Brenez et Stéphane Bou

L'Image manquante
Cambodge/France, 2013, 95 minutes
Un film de Rithy Panh

Il y a tant d’images dans le monde, qu’on croit avoir tout vu. Tout pensé. Depuis des années, je cherche une image qui manque.

Une photographie prise entre 1975 et 1979 par les Khmers rouges, quand ils dirigeaient le Cambodge. À elle seule, bien sûr, une image ne prouve pas le crime de masse ; mais elle donne à penser ; à méditer.

À bâtir l’histoire. Je l’ai cherchée en vain dans les archives, dans les papiers, dans les campagnes de mon pays. Maintenant je sais : cette image doit manquer ; et je ne la cherchais pas - ne serait-elle pas obscène et sans signification ? Alors je la fabrique. Ce que je vous donne aujourd’hui n’est pas une image, ou la quête d’une seule image, mais l’image d’une quête : celle que permet le cinéma.

Certaines images doivent manquer toujours, toujours être remplacées par d’autres : dans ce mouvement il y a la vie, le combat, la peine et la beauté, la tristesse des visages perdus, la compréhension de ce qui fut ; parfois la noblesse, et même le courage : mais l’oubli, jamais.

Prix Un certain regard à Cannes en 2013

> Projection le dimanche 1er déc. à 17h suivie d'un échange avec Stéphane Bou